Petition: We condemn the government of the State of Indiana for violating Purvi Patel's human rights throughout their investigation and prosecution of her stillbirth, and demand that they make clear that it is not Indiana's intention to send women to jail for having abortions or for experiencing miscarriages or stillbirths, as well as immediately repeal the state's feticide law.

Stand with RH Reality Check and other signers to tell the government of the State of Indiana that they need to overturn their unjust conviction of Purvi Patel and eliminate criminal liability for one's own pregnancy outcomes.


French and Spanish translations appear below. Traductions françaises et espagnoles apparaissent ci-dessous. Traducciones francesas y españolas aparecen a continuación.

Background: On Monday March 30, 2015, [1] an Indiana judge issued Purvi Patel a 41 year sentence, with 20 years to be served in prison, for the crimes of feticide and neglect of a dependent. While Ms. Patel has consistently maintained that she experienced a stillbirth, prosecutors claimed that she attempted to terminate her own pregnancy but gave birth to a baby who she then neglected and allowed to die.

This sentence followed from the court’s decision to allow Indiana’s feticide law -- originally passed to protect pregnant women -- to be used as a mechanism for prosecuting women who even attempt to terminate a pregnancy, as well as from the prosecution’s use of discredited and invalid scientific testimony to persuade the jury that the baby had been born alive.

Why We Protest: It's hard to believe that a woman could be convicted over what she maintains was a home stillbirth.

No physical proof was presented that she'd taken any abortifacient drug. [2] Only the "float" test, proven to have no scientific value for decades now, [3] was offered as evidence contradicting Patel's account of a stillbirth.

No woman should have to worry when having a miscarriage or stillbirth that the medical professionals she goes to for help will become her informants. She shouldn't have to worry that police will show up to her hospital room and question her without a lawyer present while she's recovering from severe blood loss and physical trauma. But this is exactly what happened to Purvi Patel, against all decency and common sense. It should never happen to anyone.

However, Purvi Patel is the second woman Indiana prosecutors have brought criminal charges against over birth outcomes in recent years, as well as the second Asian American woman so targeted. [4] Women of color, immigrants, and low-income women are particularly vulnerable under feticide laws because they often lack access to healthcare and counseling.

In other countries where abortion is illegal and where women experiencing miscarriages and stillbirths have been criminalized and punished with lengthy prison terms, these policies appear to coincide with increased suicide rates in pregnancy and avoidance of medical care. [5]

For these reasons, we condemn the government of the State of Indiana for their abuses of Purvi Patel's human rights. We call upon Governor Pence and state policymakers to stand up for Purvi Patel. We call upon lawmakers to repeal the state's feticide law and make clear that it is not Indiana's intention to send women to jail for having abortions or for experiencing miscarriages or stillbirths.

[1] - "Purvi Patel Sentenced to 41 Years for Feticide and Neglect of a Dependent," by Imani Gandy, RH Reality Check, March 30, 2015

[2] - "It Is All Too Easy for Pregnant Women To Be Put On Trial In the United States," by Farah Diaz-Tello & Laura Huss, RH Reality Check, March 30, 2015

[3] - "Report: ‘Scientific’ Test Used to Convict Women in El Salvador Is Anything But," by Kathy Bougher, RH Reality Check, October 17, 2014

[4] - "Purvi Patel Isn’t the First Woman of Color to Have Her Pregnancy Put on Trial in Indiana (Updated)," by Deepa Iyer and Miriam Yeung, RH Reality Check, February 2, 2015

[5] - "Indiana woman jailed for “feticide.” It’s never happened before." by Sarah Kaplan, Washington Post, April 1, 2015

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Pétition : Nous condamnons le gouvernement de l’État de l’Indiana pour avoir violé les droits humains de Purvi Patel par tout au long de l’enquête et des poursuites relatives à la naissance de son enfant mort-né. Nous exigeons qu’il signifie clairement son intention de ne pas envoyer en prison/ les femmes qui ont recours à un avortement, celles qui sont victimes d’une fausse couche ou celles qui donnent naissance à un enfant mort-né et qu’il abroge immédiatement sa loi sur le fœticide.

Mobilisez-vous aux côtés de RH Reality Check et de autres signataires pour demander au gouvernement de l’État de l’Indiana d’annuler la condamnation injuste de Purvi Patel et de cesser de considérer que les femmes sont pénalement responsables de l’issue de leur grossesse.

Contexte. Le mardi 30 mars 2015, [1] un juge de l’État de l’Indiana a condamné Purvi Patel à 41 ans de prison, dont 20 fermes, pour fœticide et négligence envers une personne dépendante. Madame Patel a toujours affirmé avoir donné naissance à un enfant mort-né, mais l’accusation a prétendu qu’elle avait tenté de mettre fin à sa grossesse et que, n’y étant pas parvenue, elle avait négligé le bébé auquel elle avait donné naissance au point de le laisser mourir.

Ce verdict fait suite, d’une part, à la décision prise par la cour de permettre que la loi de l’Indiana sur le fœticide – élaborée à l’origine pour protéger les femmes enceintes – soit utilisée comme un mécanisme visant à poursuivre les femmes qui tentent de mettre fin à leur grossesse, et, découle d’autre part, de l’utilisation par l’accusation d’un témoignage scientifique dépourvu de toute crédibilité et de toute validité destiné à persuader le jury du fait que l’enfant était né vivant.

Pourquoi protestons-nous? Il semble incroyable qu’une femme puisse être condamnée pour avoir donné naissance à son domicile à un enfant mort-né, tel qu’elle l’affirme. L’accusation n’a apporté aucune preuve tangible du fait que madame Patel ait pris une quelconque substance abortive. [2] La seule preuve venant contredire la version des faits donnée par madame Patel est le « test de flottaison des poumons », test dont la validité scientifique est rejetée depuis des décennies. [3]

Aucune femme ne devrait avoir à craindre de se faire dénoncer par le personnel médical auprès duquel elle viendrait chercher de l’aide en cas de fausse couche ou de naissance d’un enfant mort-né. Aucune femme ne devrait avoir à craindre de voir la police faire irruption dans sa chambre d’hôpital pour l’interroger, sans la présence d’un avocat, alors qu’elle tente de se remettre d’une perte de sang importante et d’un grave traumatisme physique. C’est pourtant exactement ce qu’a subi Purvi Patel, au mépris de toute décence et de tout sens commun. Personne ne devrait être traité de cette façon.

Mais Purvi Patel est la seconde femme à avoir été poursuivie pénalement pour répondre de l’issue de sa grossesse au cours des dernières années. Elle est aussi la seconde femme américaine d’origine asiatique à avoir été visée par une procédure de ce type. [4] Les femmes de couleur, les migrantes et les femmes à faible revenu sont particulièrement exposées aux conséquences des lois sur le fœticide, dans la mesure où elles sont souvent privées d’accès aux soins et aux conseils.

Dans les pays où l’avortement est illégal et où la fausse couche ou le fait de donner naissance à un enfant mort-né sont des crimes punis par de lourdes peines de prison, ces politiques semblent coïncider avec des taux de suicide plus élevés chez les femmes enceintes et une tendance à ne pas fréquenter les services de santé en cas de grossesse. [5]

Pour toutes les raisons invoquées ci-dessus, nous condamnons le non-respect des droits humains de Purvi Patel par le gouvernement de l’État de l’Indiana. Nous demandons au Gouverneur Pence et aux responsables politiques de s’élever contre le traitement qui lui a été infligé. Nous demandons également aux législateurs-trices d’abroger la loi sur le fœticide et d’affirmer clairement l’intention de l’État de l’Indiana de ne pas envoyer en prison les femmes qui ont recours à un avortement, celles qui sont victimes d’une fausse couche ou celles qui donnent naissance à un enfant mort-né.

[1] - "Purvi Patel Sentenced to 41 Years for Feticide and Neglect of a Dependent," [Purvi Patel condamnée à 41 ans de prison pour fœticide et négligence envers une personne dépendante – article en anglais], par Imani Gandy, RH Reality Check, 30 mars 2015

[2] - "It Is All Too Easy for Pregnant Women To Be Put On Trial In the United States," [Il est bien trop facile de poursuivre une femme enceinte en justice aux États-Unis – article en anglais], par Farah Diaz-Tello et Laura Huss, RH Reality Check, 30 mars 2015

[3] - "Report: ‘Scientific’ Test Used to Convict Women in El Salvador Is Anything But," [Rapport : un test tout sauf « scientifique » utilisé pour condamner les femmes au Salvador – article en anglais], par Kathy Bougher, RH Reality Check, 17 octobre 2014

[4] - "Purvi Patel Isn’t the First Woman of Color to Have Her Pregnancy Put on Trial in Indiana (Updated)," [Purvi Patel n’est pas la première femme de couleur à devoir répondre devant la loi de l’issue de sa grossesse dans l’Indiana (mise à jour) – article en anglais], par Deepa Iyer et Miriam Yeung, RH Reality Check, 2 février 2015

[5] - "Indiana woman jailed for “feticide.” It’s never happened before.", [Une femme incarcérée pour « fœticide » dans l’Indiana, c’est une première. – article en anglais], par Sarah Kaplan, Washington Post, 1er avril 2015

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Petición: Denunciamos al gobierno del estado de Indiana, en Estados Unidos, por violar los derechos humanos de Purvi Patel durante la investigación y el procesamiento por su alumbramiento de un mortinato y exigimos que aclaren que Indiana no tiene intención de encarcelar a las mujeres por abortos inducidos, abortos espontáneos o por partos de mortinatos y que se derogue la ley de feticidio de ese estado.

Súmate a RH Reality Check y a otras personas que ya firmaron la petición para decirle al gobierno del estado de Indiana que debe revocar la injusta condena dictada contra Purvi Patel y eliminar la responsabilidad penal por el desenlace de los embarazos.

Antecedentes: El 30 de marzo de 2015 [1] un juez de Indiana emitió una sentencia de 41 años contra Purvi Patel, con la obligación de cumplir 20 años en prisión por delitos de feticidio y abandono de una persona dependiente. Si bien Purvi Patel ha sostenido permanentemente que experimentó el parto de un mortinato, la fiscalía afirma que ella intentó interrumpir el embarazo pero que dio a luz a un bebé al que luego abandonó y dejó morir.

Esta sentencia obedece a un fallo de la corte que permite que la ley de feticidio de Indiana —sancionada originalmente para proteger a las mujeres embarazadas— sea empleada como mecanismo para procesar a las mujeres que intentan interrumpir un embarazo. La sentencia obedece también al uso por parte de las fiscalías de testimonios científicos ya desacreditados e invalidados para persuadir al jurado de que el bebé había nacido con vida.

Por qué protestamos: Cuesta creer que una mujer pueda ser condenada por lo que, ella afirma, fue el alumbramiento de un mortinato en el hogar.

No se presentó ninguna prueba física que afirme que ella haya tomado un fármaco abortivo[2]. Únicamente el test de "flotación", que ha probado carecer de valor científico desde hace décadas[3], fue ofrecido como evidencia para refutar el relato de Patel sobre el alumbramiento del bebé sin vida.

Ninguna mujer debería preocuparse de que al tener un aborto espontáneo o dar a luz a un mortinato el personal médico al que acuda por ayuda la denuncie. No debería preocuparse de que la policía llegará a la sala del hospital para interrogarla sin la presencia de una abogada o abogado mientras se recupera de una hemorragia severa y traumas físicos. Sin embargo, eso fue exactamente lo que le sucedió a Purvi Patel, contra toda dignidad y sentido común. Esto no debería ocurrirle a nadie.

No obstante, Purvi Patel es la segunda mujer a la que las fiscalías de Indiana le han imputado cargos penales por el resultado de sus alumbramientos en los últimos años, y es a la segunda mujer asiático-estadounidense a la que le sucede esto[4]. En Estados Unidos, las mujeres de color, las inmigrantes, las mujeres de bajos ingresos son especialmente vulnerables bajo las leyes de feticidio, ya que generalmente carecen de acceso a atención de la salud y a asesoramiento médico.

En otros países donde el aborto es ilegal y donde las mujeres que experimentan abortos espontáneos y alumbramientos de mortinatos han sido criminalizadas y castigadas con prolongadas penas de prisión, estas políticas parecen coincidir con un aumento de las tasas de suicidio durante el embarazo y la evasión de la atención médica[5].

Por estas razones denunciamos al gobierno del estado de Indiana, que está violando los derechos humanos de Purvi Patel. Instamos al gobernador Mike Pence y a quienes tienen a su cargo la formulación de las políticas estatales a defender a Purvi Patel. Instamos a las legisladoras y legisladores a derogar la ley de feticidio del estado y a dejar en claro que no es intención de Indiana enviar a las mujeres a prisión por tener abortos o por experimentar abortos espontáneos o el alumbramiento de un mortinato.

[1] - "Purvi Patel Sentenced to 41 Years for Feticide and Neglect of a Dependent", por Imani Gandy, RH Reality Check, 30 de marzo de 2015

[2] - "It Is All Too Easy for Pregnant Women To Be Put On Trial In the United States", por Farah Diaz-Tello y Laura Huss, RH Reality Check, 30 de marzo de 2015

[3] - "Report: ‘Scientific’ Test Used to Convict Women in El Salvador Is Anything But", por Kathy Bougher, RH Reality Check, 17 de octubre de 2014

[4] - "Purvi Patel Isn’t the First Woman of Color to Have Her Pregnancy Put on Trial in Indiana (Updated)", por Deepa Iyer y Miriam Yeung, RH Reality Check, 2 de febrero de 2015

[5] - "Indiana woman jailed for “feticide.” It’s never happened before.". por Sarah Kaplan, Washington Post, 1 de abril de 2015